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Wednesday, April 3, 2019

Des Papeaux Pagnes

Ce 21 mars dernier Françoise nous a invité chez elle pour une présentation de chapeaux traditionnels. 


  Je les appellent chapeaux, mais ceci est erroné vu que se sont des foulards, Guélès en fon. Au début très simples à réaliser, ces guélès sont devenus plus sophistiqués. 2 vendeuses de Dantokpa ont joint Martine notre experte béninoise une passionnée de tissus locaux. La réalisation requiert un peu d'expertise et des épingles ou du fil pour garder la forme.
   L'origine vient du Nigéria, car les anglais utilisaient des chapeaux. Du chapeau, on a utilisé le foulard ou des bandes de tissus amidonnés arrangés en chapeau.


  Les moins chers se trouvent pour 1500 CFA et la personne vous confectionnera le Guélè pour 1000 CFA. Pour du tissé il faut compter de 3000 (2 bandes) à 25000. Pour les hommes une seule bande/largeur de tissu est utilisée. Le tissu avec fil est l'Aoudjahou. On trouve plus en plus de fantaisies (broderies, sequins..) et un ensemble pagne foulard et 'chapeaux' peut monter à 150.000 CFA ce qui est souvent le cas pour une mariée. Les codes de ports étaient très importants et celle portant un pagne-tee-shirt/chemisier, est/était célibataire, alors que 2 pagnes signifiait femme mariée. Martine constate sans amertume mais avec un peu de regret dans la voix : "De nos jours, plus personne ne respecte rien. Il y a d'autres artifices, les jeunes vont sur WhatsApp, regardent Pinterest".


    On nous avait dit de venir avec un chapeau. Ne souhaitant pas mettre ma casquette, j'ai ajouté une pointe d'humour à cet après-midi déjà fort agréable et sympathique.


   Après les explications, il est temps d'admirer les tissus et pour les désireuses de choisir le type de chapeau. Pour le garder, il faudra mieux faire des points. Sinon ce sont des épingles et l'on peut ainsi défaire celui-ci pour en refaire un autre égal ou différent. 


Pas mal se sont lancées et c'est très chouette de voir ces coloris et formats différents.


   Moi je continue de faire la zazou, pour voir mais comme je ne remettrais pas, je n'ai rien acheté. Les filles en revanche vous êtes parfaites ! Belles, belles, belles comme le jour. Un immense merci Mme Inchelin pour ton après-midi filles, le succès a été total.

Thursday, January 3, 2019

CIFC : Le Sourire de l'Enfant et de la Mère


Nous continuons nos actions d'aides et cette fois nous sommes allés visiter une maternité . Cette fois un peu de matériel mais l'essentiel du support avait été au niveau structurel sur le bâtiment.


Toujours impressionnant et touchant de constater le fabuleux travail réalisé dans de telles conditions.


L'équipe est pleine d'enthousiasme et il en faut. Un bout de chou était là dans un coin tout mignon. Un peu la mascotte de cette maternité qui a recueilli cet enfant abandonné et s'en occupe.

Monday, December 17, 2018

Le Noël des Arts du CIFC


Cette année encore a eu lieu le marché organisé par le Club International des Femmes. 








Institut français, Cotonou le 24 nov. 2018

Tuesday, April 3, 2018

CIFC : Affamè

    La seconde visite du jour est à une vingtaine de km encore plus au nord pour découvrir l'orphelinat d'Affanmè.. Affamè ? à Affamey. Tout cela n'est pas très clair. Bon, on a trouvé où tourner et c'est parti pour 500 m, nous annonce-t'on, de piste ... On a allègrement dépassé le kilomètre.




   ... Piste, qui, nous n'étions pas averties, s'est vite transformée en piste en chantier. L'état de ce chemin interminable d'accès nous a quand même soucié. Heureusement que l'on était avec mon Toyota assez surélevé et qu'Adam le chauffeur s'est débrouillé comme un chef. Ce fut juste, très juste, mais nous y sommes arrivées.
    Le bâtiment principal nous surprend par sa taille et aussi un peu son austérité. Il y a un contre-couloir intérieur (comme une contre-allée) qui rend l'endroit mieux protégé des fortes chaleurs avec plus de circulation d'air. Les travaux pour un étage supplémentaire ont commencé il y a un an et avancent "à leur rythme".


    Le centre a été une fois soutenu par le club Soroptimist de Cotonou qui a du faire les peintures et surtout ses propres déco. Soeur Dorothée qui nous a accueilli a dit qu'elles n'avaient plus aucun contact depuis bien longtemps. Ils font des actions spontanées et surtout mettent en bien gros leur "tampon" !!  En fait, ce club a fait construire la bibliothèque ... ou y a participé car face aux journaux et autres officiels ils ont annoncé un montant de dons mais dans la réalité la soeur a dit qu'elles n'avaient même pas reçu la moitié de cette promesse. Pas très joli, joli cela !
   Les enfants vont à l'école primaire catholique ou au collège du coin. Le matin elles achètent leur petit déjeuner sur place comme les autres élèves (riz, mil, bouillie de mais). Les collégiennes rentrent le midi, mais les primaires ont un "pack lunch" car l'école est trop loin pour rentrer. Goûter et diner se font au centre, souvent du gari. Quand Victoire se renseignait sur les attentes envers le CIFC, soeur Dorothée disait que la seule chose qu'ils voudraient était de la nourriture (riz, haricots, macaronis, couscous, gari/manioc) ... Basique... La survie !


    Soeur Adeline, nous montre la bibliothèque. Sur le principe c'est bien mais quand on voit les petits jouets sur l'étagère bien rangés on peut se poser la question sur l'usage effectif de celle-ci. Parmi les projets, sont prévues les constructions d'une salle d'étude et d'un réfectoire. Le centre accueille 34 jeunes filles pour une capacité de 40. Celles-ci sont réparties en 2 dortoirs ( 2 fois 20 lits superposés) pour les petites et les plus grandes. La police ou les service sociaux essaient de leur caser des bébés aussi jeunes que 7 mois mais elles refusent et acceptent à partir de 3 ans. 
   Les enfants ont pour la plupart encore de la famille, mais tout ne se passe pas toujours bien et il arrive que des filles (5 actuellement) viennent du centre qui est au nord du pays (accueillant 45 filles) ou vice-versa, quand la sécurité de l'enfant est en jeu.


    Une exception à été faite pour une petite fille qui aura 2 ans début juillet. Sa maman morte, le papa l'avait refilé à une voisine mais l'enfant était en état de malnutrition (4 kg à l'âge de 1 an). L'an passé, les soeurs l'ont accueillie et requinquée.
   L'orphelinat dispose de 2 hectares de terrains et l'an passé la production de cacahuètes a atteint les 300 sacs. Elles font "l'huile rouge" (de palme), des légumes et fruits. La presse à gari sert une fois l'an vu que le manioc vit sur un cycle de 10 mois. Il y a aussi des animaux et chacun aide un peu au jardin, avec les animaux ou à la cuisine. "Cela leur servira dans leur futur". 
   Nous voilà au bout de notre visite. Le ciel s'obscurcit de manière inquiétante et vu la piste, en chantier, impraticable s'il se mettait à pleuvoir nous décidons qu'à 15h30 il est raisonnable de rentrer sur Cotonou. Retour à 17h45 avec une route encombrée entre Porto Novo et chez nous.
Affamey 23/03/2018

Friday, March 30, 2018

Village d'Adjohoun 23/03/ 2018

    Adjohoun, qui signifie "sauvé des voleurs" est une commune du département de Ouémè à 62 km de Cotonou (1h30 de voiture environ) et compte, sur 308 km2, plus de 75000 habitants en 8 arrondissements et 57 villages. 


    Avant de se jeter dans la lagune de Porto Novo, le fleuve Ouémè a créé un véritable delta intérieur avec une vaste pleine d'inondation. Ce delta constitue la vallée basse longue de 50km (large de 25) avec plus de 60.000 ha de terres irrigables. Le couvert végétal a été mis à mal par l'exploitation agricole et les feux de brousse. La végétation primaire a disparu au profit de palmeraies et de plantations d'eucalyptus.
    Après la visite du centre de santé, Mariette nous a guidé pour descendre dans le village proche, jusqu'aux rives du fleuve.


    L'eau élément vital est toujours approvisionné à tête d'homme.. ou plutôt de femmes... d'ailleurs relativement jeunes. On peut apercevoir ça et là des lieux/espaces de cultes vaudou. Là, un genre d'ours dans un espace verdoyant que personne ne touchera ni exploitera. Nous avons croisé pas mal d'enfants. L'école ne semble pas la priorité !


Dans l'antre d'un village béninois.


    Intéressant de voir un calebassier. L'arbre semblant frêle porte de gros fruits et surtout fort lourds. Je dit fruits, mais les calebasses ne sont pas mangées. Elle servent à faire des instruments de musique, des assiettes, des plats, des lampes ou autres produits de déco. Fait particulier, la façon dont partent les feuilles directement de grosses branches.


   Bassins pour faire l'huile de palme. Les dattes (graines rouges du palmier à huile) sont écrasées et piétinées façon raisin pour le vin autrefois. Vu l'état intérieur cela ne doit pas arriver souvent.


   Une fois au bord de l'eau, on observe le quotidien de ces gens. Dans cette région, l'ethnie majoritaire est le Wémè (90%), mais il y a eu des mouvements massifs vers les Nigéria et Gabon pour la quête d'emploi ainsi que vers les centres urbains comme Porto Novo, Cotonou ou Abomey (les Zem : taxi mobylettes). 
     Les religions dominantes sont l'animisme et le christianisme mais depuis quelques années se dévelloppe l'islam et depuis les années 90 les églises évangéliques qui contribuent à la régression de l'animisme et entrainent l'émergence de nouvelles croyances et traditions favorisant la désacralisation et la banalisation des religions traditionnelles. 



La cueillette a été colorée !


    Mariette est avec nous, les locaux la connaissent bien et sont confiants. Pour la première fois j'ai l'occasion d'approcher la vraie vie des habitants des campagnes au Bénin. La vie s'écoule, doucement.

Saturday, March 24, 2018

CIFC : Amour sans frontières

Hier je suis allée au delà de Porto Novo. Je m'aventure en terre béninoise 😅


   Le CIFC voulait faire un topo avec l'ONG Amour sans frontières. Nous voici donc à une vingtaine de km au nord de la capitale dans le village d'Adjohoun. La 1ère chose que l'on a pu constater c'est le bénéfice apporter à l'hygiène grâce aux travaux de carrelage du à un don du CIFC dans le centre nutritionnel et sanitaire. 


   Ensuite, visite de la maternité où vient juste d'être terminé il y a une semaine le plafond en contre-plaqué. Cela fait une énorme différence pour pallier à la fournaise des toits de tôle. 


   Depuis le début de l'année il y a eu 43 accouchements. Le coût est de CFA 3000 contre 9000 à l'hôpital. Le souci est que 1 - les césariennes à l'hôpital étant gratuites les femmes ont tendances à en réclamer et 2 - Les maris/familles trainent des pieds pour régler ces 3000. Dans ce cas les femmes sont gardées sur place charge à la famille de tout fournir, des draps aux habits et faire ses propres lessives. Ce n'est pourtant pas toujours gagné. L'argent passe plus vite dans le portable que pour les soins ! Les lits d'enfants sont ceux des enfants de Francoise et d'une de ses amie.
    Comme de partout les vols sont un gros problème. Le premier générateur a été dérobé au nez et à la barbe des employés qui "pensaient qu'il y avait un problème et que quelqu'un venait le prendre pour réparation". Impossible de mettre un couvercle à un seau sinon tout disparaitrait en un éclair.


   L'Ambassade de France ainsi que celle des US ont participé à la réalisation de bâtiments. Les panneaux solaires ont été amenés et installés par Electriciens du monde et le "support landais". Ceux-ci sont nettoyés une fois/mois, uniquement par Mariette et Emmanuel (directeur, infirmier en chef et homme de confiance). L'ancienne maternité est devenu bureau de l'assistante sociale. 27 enfants sont parrainés et viennent prendre leurs repas et passer le mercredi après-midi à regarder la télé ou faire une activité créative. Les parrains aident à la scolarisation, l'apprentissage, l'achat de nourriture. 


    Mariette, une landaise, au Bénin depuis 24 ans a crée cette ONG en 97 avec comme mission la prise en charge d'enfants en difficultés et la mise en place d'activités génératrices de revenus pour les femmes. Nous n'avons rien vu sur l'aspect des femmes, mais des actions ont été réalisées en plus du centre nutritionnel et d'une cantine. L'ONG a installé une presse à huile dans le village de Mitro, mis à la disposition des riziculteurs une décortiqueuse à riz, ouvert une bibliothèque (cotisation de CFA 100/an).
     Maman Pascale est la cuisinière. Nous lui avons amené des graines de palme et des papayes. Dans la cour un jeune récupérait des feuilles de Tex qui servent à emballer les marchandises. L'ancêtre du sac plastique !


Le puit reste le meilleur moyen d'obtenir de l'eau de manière fiable. 


Vers 13h nous sommes allées chez Mariette pour partager un repas/pic-nic. 
   En 2000, elle a eu la visite de plus d'une trentaine de marins qui ont durant 5 jours oeuvré en bâtiment (sanitaires, peintures...), mais aussi en consultations médicales du médecin et des infirmiers des bateaux. Le nom de chaque bateau participant a été peint sur la maison de Mariette.


Petit groupe de 4 visiteuses, nous avons été fort bien accueillies. 

Friday, March 2, 2018

CIFC : La Cité des Anges


    Aujourd'hui 1er mars, c'est à la Cité des Anges que nous allons rendre visite. Vers l'âge de 18 ans Miséricorde a entendu pleurer dans une décharge près d'où elle habitait. C'était un bébé abandonné. Elle l'a recueilli et n'ayant pas retrouvé d'où il venait, la garde lui en a été accordée. Une histoire cent fois entendue !! Au fil du temps elle a accueilli d'autres petits enfants abandonnés ou délaissés. Au fil du temps il a fallu trouver un endroit où loger tout ce monde. Une personne donna/prêta la maison que nous sommes allées visiter. Le gros souci, est qu'elle se trouve à Hévié réputé pour sa forte pratique du vaudou. De partout si l'on observe l'on peut voir des 'mausolés'. Moi qui n'est pas l'oeil, je ratai semble-t'il la plupart, mais j'ai bien vu celui qui était à tout juste 100 m du centre avec notamment un poulet mort pendu. Beurk ! et encore ce n'était qu'un poulet. Il y a quelques temps Miséricorde a pu faire changer le portail en bois par un en métal pour mieux protéger les enfants des enlèvements sacrificiels. 
    La route d'accès étant vraiment mauvaise nous avons stoppé les véhicules 50 m avant. 


     L'accueil a été chaleureux. Nous avions amené produits d'entretien, biscuits, lait et graines de palme pour la cuisine et la peau. Le centre a 24 enfants environ... compliqué d'avoir des réponses exactes et vraies à tous les coups.


    Je n'ai pas regardé/pris de photos de la chambre par respect, timidité, honte je ne sais. Savoir tout ce monde dans un petit espace à dormir sur des nattes est un peu dur à encaisser. On a beau se blinder, cela brasse toujours. La "cuisine" est un provisoire qui a duré mais devrait être déplacée sur l'arrière. Francoise nous explique les 2 ouvertures qui feront passer les tuyaux des poêles ... quand ceux-ci pourront être achetés ... Elle nous explique que dans le nouvel espace il y avait souvent des serpents cracheurs qui venaient ce qui était dangereux. Depuis que le mur a été fermé jusqu'en haut le problème a été résolu. La future cuisine sera donc là.


    Le Lyon's club de Cobens en Allemagne leur envoie des dons par le CIFC que Francoise gère. Ils ont permis la construction d'un 'toit' dans le couloir arrière, de grandes parties carrelées qui limite la poussière et surtout 3 douches car il n'y en avait qu'une pour tous. Elles consistent en un espace carrelé avec évacuation pour l'eau. Cela reste très basique et la douche se passe toujours au seau.


    Dans la cour d'à côté, on a constaté avec effroi qu'ils avaient du couper un manguier pour utiliser le bois pour la cuisine. Etre obligé d'en venir à se couper d'une source de nourriture c'est triste. Le jardinier a fait une bonne taille dans mon jardin et ces branches qui n'ont malheureusement pas été amenées serviront c'est sur ici ou à un de ces endroits qui survivent comme il peuvent. Au fond, les toilettes sèches fonctionnent bien. Il y en a 2 pour tout le complexe, un wc sur la partie orphelinat et un côté école.


    L'école comprend 4 classes doubles et accueille 67 enfants... ou du moins 67 sont inscrits (dont les orphelins) car quand le paiement de la scolarité est réclamé aux 50% et plus qui ne règlent pas leur du, alors les parents ne les envoient plus à l'école. 
    

   L'école publique est pour le moment 'gratuite' quoi qu'il faille payer fournitures, uniformes, repas... La loi est en train de changer pour que tous doivent payer ce qui devrait soulager cette école aux résultats exceptionnels. Du 100% aux examens et surtout vu ces scores les enfants sont exemptés d'examen d'entrée en 6 ème au collège St Félix. Il y a 5 ans ils ont même eu un enfant terminant 1er de tout le district. 
    Une autre difficulté est que dans ce pays, la plupart du temps (je n'ai pas de preuve que ce soit toujours mais on s'en doute), un enfant en formation doit à la fin de celle-ci régler pour obtenir son diplôme. En l'occurence, la plus âgée de l'orphelinat a terminé son apprentissage, mais pour obtenir son diplôme, il faut donner 150.000 CFA ce qui est conséquent. Si elle ne l'obtient pas, elle ne pourra qu'être une simple employée pas considérée et rémunérée comme qualifiée. 
   Pour ajouter à la difficulté, 3 fois en quelques mois des voleurs ont pris les fils électriques. Leur rachat a un cout et Miséricorde refuse de porter plainte auprès de la police de peur de représailles. Ils vivent de trois fois rien et bien les j'fou rien de ma vie alentours trouvent le moyens d'aller les voler. Récemment, après un retour de courses, la petite troupe est allée à la messe et durant ce temps, il leur a été volé les 150.000 d'achat de nourriture plus des gamelles de cuisson. Et si je comprends bien il y a des milliers d'endroits comme cela dans ce pays avec exactement les même problématiques.
Que ce monde est cruel, sans pitié ! 

Sunday, February 25, 2018

CIFC : Caéda fait son batik


     Les filles apprennent différentes méthodes et nous montrent leurs techniques. La 1ère est la cire. Elles aspergent le tissus de cire liquide et procèdent à la coloration, puis aspergent de nouveau pour ensuite re-colorer avec un ton plus sombre et ainsi de suite. Après coloration finale, il leur faudra chauffer le tissu dans de l'eau chaude pour faire fondre la cire et laisser apparaitre les différentes couleurs.  Au fil du temps la cire se colorant trop pour rester neutre (sans action colorante elle-même) il faudra la mélanger avec de la neuve. 
   Elle utilisent aussi des tampons trempés dans la cire pour réaliser des motifs. Quand elle veulent faire un dégradé dans la longueur alors elles vont plier leur tissu en accordéon et ne tremper que la moitié dans la longueur.
   Pour teindre elles utilisent du bicarbonate de soude, de la poudre caustique et le colorant.


   Toute notre enfance on nous a dit : jaune + bleu = vert. Et bien là, c'est plutôt la teinture indigo qui au final donnera le jaune. 2 à 3 rinçages dans un seau et le tissu prend sa couleur finale. A la surface du bain colorant on voit les bulles qui elles sont bien jaunes. Vraiment étrange comme phénomène !


   La seconde méthode est celle de l'amidon de manioc. Le tissus est trempé dans l'eau amidonnée, puis mit sur la table protégée d'un plastique. Le froissage fera "une fleur" qui donnera l'imprimé nommé "La Salade". Le colorant orange qui ressemble à un vert sombre est réparti à la pipette, puis le tissu est laissé pour sécher un petit moment. Vient ensuite le lavage qui laisse apparaitre le orange final. Ces motifs sont beaucoup utilisés pour les robes.


    La 3ème méthode utilise la couture qui selon la forme donnera les différents motifs. Pour nous montrer elles ont utilisé toutes les méthodes sur un morceau de tissu. Ronds, coeurs, ovale avec un élastique. Pour garder l'intérieur blanc alors elles enferment la protubérance dans un sachet plastique.


    A l'intérieur, se trouve l'atelier couture avec des livrets d'inspiration.
     Super sortie, quoi qu'il nous ai fallu plus d'une heure pour atteindre cet endroit qui est à environ 30 min de Cotonou. La campagne on va finir par la connaitre !!! 
16 février 2018 Calavi