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Monday, April 22, 2019

Bye bye Bénin


   Dernier goûter entre copines chez Sabah qui est un amour, denier cours d'aquagym que j'animais au Golden Tulip depuis la fermeture du Marina, Un souvenir de la soirée de la femme où j'avais les tickets de loto de Sylvie C qui a gagné un voyage et moi les honneurs avec photo et article dans le journal. Et... le gâteau de la fête de départ de Pascal / introduction de Christian son successeur 


   Nos tasses de Porcelaine Impérial de St Petersbourg offertes pour Noêl par Igor et Elena sont utilisées quotidiennement pour le petit café du matin. C'est vrai que dans la porcelaine fait toute la différence ! Le tableau est en bonne place à la maison  On a été gâté. Comment vous dire merci les amis ! Et bien par une invitation à passer nous voir dans notre Chartreuse.


   Privilège d'avoir l'équipage dans votre hôtel est qu'ils nous ont invité à faire le 1er vol Cotonou - Niamey dans le cockpit. Une 1ère, c'était un merveilleux cadeau et une expérience géniale. 


   A l'arrivée c'est pas la douche "froide" mais bien la grosse saucée. Yann est venu nous chercher avec un utilitaire et il fallait bien cela avec tout notre barda ! Le magnolia nous accueille magnifique et la neige pointe le bout de ses flocons le lendemain. De 35 degrés à 2 ça calme :)

Friday, April 19, 2019

Tamaee, Une belle rencontre


   Lors d'une expo/vente j'ai rencontré Adjoké qui dirige une association oeuvrant dans le domaine de l'environnement et de l'écologie. Son objectif est de sensibiliser et éduquer les jeunes générations en offrant aux enfants une possibilité de s'occuper, s'investir dans des ateliers menant aux problématiques environnementales. Outre le jardinage, la cuisine, les arts plastiques des actions de terrains son menées, incluant les adultes, comme le nettoyage des plages. 
  Dans cette idée de recyclage et générer de l'argent pour l'association je l'avais contacté pour présenter un projet potentiel. Au Mozambique l'utilisation des bâches publicitaires était très en vogue et j'ai suggéré la même chose à Adjoké en offrant les premières toiles venant du Diplomate Golden Tulip. 
  L'idée lui a plu et la production a commencé. 
 

  TAMAEE Terre Air Mer Action Enfance Environnement a lancé sa gamme de sacs et produits dérivés de toiles de récup. lors d'une soirée événement accueillie par l'hôtel Diplomate. J'ai eu le grand honneur et la grosse pression d'en être la marraine. J'y suis allée de mon petit discours introduit en chantant les premières paroles. Trop fière d'avoir osé vu que l'on m'a toujours dit et répété que je chantais faux. 2 petites phrases mais 2 petites phrases entonnées, si significatif pour moi. 

Tout y étais, les amies impliquées, le décor, les produits. Que la fête soit !


Petits et grands ont participé au défilé


  Mes amies Sophie et Sandra, Pascal et moi-même avons exhibé fièrement les sacs fait de nos bâches. Adjoké nous a envoyé un gentil mot de  remerciment et une nouvelle fois je suis apparue dans le journal. Et de 3 ... que je sache...en 2 ans 3mois. Cela ne m'arrive jamais en France :)

Monday, April 15, 2019

Porto Novo des quartiers réhabilités

   La prospérité des habitants est subordonnée au bien-être des divinités et par conséquent à la qualité des places. Un grand projet de réhabilitation de celles-ci a été lancé il y a quelques années. Gérard Bassalé du centre culturel Ouadada et aussi guide touristique en a été un grand "acteur".                        


"La dimension spirituelle et symbolique de la place peut expliquer en partie la forte mobilisation des habitants autour du projet. Sur une place vodoun, la participation de la population est un prérequis indispensable."


 "En raison du caractère sacré et donc « sensible » de ces places, toute intervention sur ce type d’espace doit être validée au préalable par les chefs religieux et respecter un certain nombre de règles collectives à la fois formelles et informelles. Les aspects matériels mis en débat – plans d’implantation, couleurs des murs, emplacement des bancs, motifs des fresques – renvoient à la dimension symbolique et spirituelle de la place."



   "Le périmètre des personnes concertées ne s’est pas arrêté aux habitants de la place. Les membres des lignages familiaux vivant à l’extérieur, dans d’autres quartiers, voire d’autres villes, mais conservant un ancrage très fort sur les places ont été mis au courant du projet. Cette concertation s’est également accompagnée d’un ensemble de rites consistant à consulter les divinités afin d’obtenir leur approbation."
 

   "les habitants ont pris en charge différentes missions techniques et logistiques. La préparation et l’installation du chantier ont en effet nécessité une phase de désherbage, sarclage, élagage des arbres, nettoyage, balayage, acheminement et stockage des matériaux, qu’ils ont assurée eux-mêmes."
 "L’exécution des travaux a mobilisé différents corps de métiers dans le domaine du bâtiment : maçons, peintres, soudeurs, coffreurs, menuisiers, ferrailleurs et manœuvres, en grande majorité recrutés parmi les habitants du quartier."



   "L’appartenance et l’attachement aux places sont également liés à la vie sociale qui s’y développe. Au-delà de leur dimension cultuelle, les places vodoun revêtent en effet plusieurs fonctions socio-économiques. On y trouve divers types de commerces formels et informels : des vendeuses ambulantes et fixes proposent des en-cas et de la petite épicerie, un coiffeur y est domicilié. Ces places accueillent les événements privés et publics organisés par les habitants, par des acteurs locaux ou par la municipalité : cérémonies familiales, concerts, réunions publiques, ou encore rencontres politiques, etc. Ce sont également des lieux de médiation, où les familles se retrouvent pour échanger sur les projets liés au quartier, et régler les différends."



   "C’est aussi un lieu de détente et de loisirs pour les habitants et particulièrement pour les jeunes du quartier qui s’y retrouvent pour discuter, pratiquer une activité sportive ou jouer aux cartes. Ces fonctions sociales ont été renforcées à l’issue des travaux réalisés dans le cadre de l’opération « Éclosions urbaines », par de meilleures conditions d’éclairage et de sécurité, notamment la nuit, et par l’installation de mobilier urbain adapté aux usages des habitants."





   "L’une des originalités de cette expérience de réhabilitation des places repose sur sa dimension artistique. Un réseau d’artistes contemporains a en effet été mobilisé pour contribuer à la transformation des espaces communs, à travers la création d’œuvres individuelles et collectives. Des œuvres permanentes ont été intégrées aux éléments architecturaux qui composent la place : murs des temples et des couvents, portes et enceintes des loges, escaliers, mobilier urbain, etc. En bas de l’escalier, face à la lagune, deux grandes œuvres des artistes Philippe Zountègni Houedanou et Simplice Ahouansou ont été installées. Par ailleurs, des peintures et sculptures sont présentées chaque année, pour une durée d’un an, dans la rue des artistes »

Sunday, April 14, 2019

Porto Novo La mosquée

 


   La grande mosquée. Sa construction a démarré vers 1910 pour s'achever en 1935. Avant sa construction (1910-1935) une délégation de hauts dignitaires musulmans a fait un déplacement à Lagos pour s'inspirer des mosquées afro-brésiliennes existantes et en faire une encore plus belle, plus grande.


Une nouvelle a été bâtie. L'ancienne reste dans son jus ou plutôt sa décrépitude. Bien dommage !




Saturday, April 13, 2019

Porto Novo Le jardin des plantes et de la nature


   En fait, la plus grosse difficulté quand on visite la ville c'est "Où mange-t'on ?" et "Où y-a-t'il des toilettes?". C'est au jardin des plantes que l'on a eu nos réponses ... Ouf ! Si vous avez des problèmes de prostate alors ce n'est pas la meilleure des villes car peu est organisé pour le visiteur. 


Ce jardin est bien sympa !


et l'on y apprend beaucoup aussi des coutumes






Les singes ont été un fort sympathique spectacle. Ils ont aimé nos bananes !

Friday, April 12, 2019

Porto Novo 19 mars 2019

    Il est temps de découvrir la capitale "politique" du Bénin. Fondée dans le courant du XVIème, ville par excellence des ethnies Goun, Yoruba et de la minorité Tori, elle est appelée Hogbonou par les Adjas et Adjatchê par les Yorubas. En 1730 le portugais Eucaristo de Campos nomme la ville Porto Novo à cause de sa ressemblance avec Porto.


    Notre premier arrêt sera la place Jean Bayol sur laquelle trône la statue du roi Toffa 1er. Bayol entre en poste comme gouverneur au Dahomey en 1890. A l'époque Porto Novo et le roi Toffa sont sous protectorat français. En 1894 est créée la colonie du Dahomey et Porto Novo en devient la capitale.


   La Cathédrale, une des plus belle église de la ville et un des plus ancien monuments (75 ans en 2017)


Petite chapelle à côté de l'église



L'architecture est un mixte avec des influences tant françaises que portugaises.


     Le musée Honmè est installé dans le palais des anciens rois de Hogbonou. 


Des expo temporaires s'y tiennent


Une partie du site est préservée en tant que lieu sacré où des cérémonies sont organisées.


  A la mort du roi d'Allada Dê-Koppon ses 3 fils se déchirent. Les 2 perdants pour fuir trouvent refuge auprès d'un prince chasseur Tè-Agbalin qui les aide en construisant des cases coniques et portatives faites de bambous et feuilles sèches de bananiers qu'il nomma zangbeto. Le bruit lors du transport les aide à faire peur aux animaux pour passer les forêts et s'installer à Porto Novo. Celui-ci est fait d'argile et d'eau.




Thursday, April 11, 2019

En vadrouille


    Quand on pousse un peu plus loin qu'à 1h de Cotonou, on tombe sur des villages traditionnels fait de cases. A Ouaga, le traditionnel était aux portes de la ville. 


  Un véhicule doit se rentabiliser, quitte à charger trop en hauteur ! Ils sont mis à rude épreuve.


  Route en chantier ne veut pas toujours dire route barrée. Attention aux gros engins manoeuvrant alentour ! On a vérifié, le motocycliste transporte bien le ciment de Nocibé. 


Camions sur la route, trouble is not far ! 


No wonder avec de tels pneus !!! Les épaves sont pléthores.

Tuesday, April 9, 2019

Cotonou Accueil : Visite de Nocibé


  Sylvain, mari de notre présidente a démarré et veille sur son "bébé" Nocibé, Nouvelle Cimenterie du Bénin. Un grand merci à Sylvie et lui de nous avoir organisé la visite de cette usine située à Massé (commune d'Adja-Ouèrè) à 2h30 de Cotonou. C'est impressionnant de voir la taille du site !
  

  Nocibé est un gros employeur donnant du travail à plus de 800 personnes. C'est une usine assez exemplaire considérée comme "verte" qui utilise des techniques de dernière génération respectueuses de l'environnement. Parmi ces actions l'on compte aussi une campagne de reboisement


   C'est impressionnant de se balader sur un site propre. Je m'attendais à avoir cette poussière de ciment de partout. C'est comme si quelqu'un avait balayer pour notre venue. Le ciment est fabriqué en chauffant un mélange précis, finement broyé de calcaire, argile et sable dans un four rotatif, à des températures atteignants 1450°C. Cela donne le clinker qu'il faut refroidir et finement broyer pour obtenir la poudre de ciment. Celui-ci agira comme un colle pour lier les ingrédients du béton.  


Bon ok, pas tout est nickel. Il arrive qu'un camion est un état douteux 😀. Ce qui m'a surtout surprise, ce sont les cadenas posés sur chaque bouchon de réservoir. Le vol est un sport national ! 😏


   Le 1er sac de ciment est sorti de cette chaine le 3 déc 2013 en présence du président de l'époque, Boni Yayi. La capacité de l'usine est de 1.500.000 t/an, mais l'usine tourne a environ la moitié de sa capacité le marché étant un peu au ralenti. La philosophie du PDG, un sénégalais, Layousse Latfalah, est que le ciment "soit accessible à tous" et depuis que son usine fonctionne, ils ont tirés les prix du marché vers le bas. L'accent est aussi mis sur le recyclage des déchets, l'utilisation du bio-dégradable pour du compost servant aux maraichers locaux, des campagnes de reboisement des parcelles déjà exploitées. Et aussi une forte responsabilité locale en ayant construit des salles de classes, des pistes de dessertes rurales, en fournissant la population en eau potable, en mettant à disposition médecin et ambulance ou en faisant des dons de ciments à des ONG. L'impact au niveau local est très positif. 


   Le chargement d'un camion se fait rapidement. La plupart sont des contracteurs privés. Une règle appliquée est qu'il leur est interdit de faire entrer les enfants. Tout le monde utilise ces "esclaves" mais le site leur est interdit. Sur l'immense parking qui leur est attribué, des sanitaires ont été installés, fort heureusement car un camion peut y rester une ou 2 semaines à attendre, en général les papiers ou que le paiement ait été fait car le ciment lui est prêt.


   Après la visite, c'est direction la base de vie ou des maisons de diverses tailles selon le poste occupé ou la taille de la famille sont à disposition des cadres. Vu l'éloignement avec Cotonou, beaucoup y vivent seuls, la famille visitant le week-end ou eux descendant pour la fin de semaine. Tout a été pensé pour essayer de rendre l'endroit le plus agréable possible avec magnifiques jardins, une piscine commune et un bar-restau. On aurait envie d'y passer un week-end au calme et dans la verdure. 
  Sylvie avait fait les choses en grand et le chef de la base nous avait préparé un excellent repas de produits libanais. Merki !