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Thursday, August 23, 2018

Culturel : A la Fondation Zinsou

    C'est toujours sympa d'aller aux expo de la fondation Zinsou même si l'on voit que beaucoup d'oeuvres d'artistes ne sont pas récentes. Lors de cette expo cela remontait à 2012. Pour celui qui vit longtemps au Bénin ce peut être ennuyeux mais pour la majorité qui ne fait que passer quelques années si on ne lit pas les dates on ne s'en aperçoit même pas !


   Dès l'entrée on est plongé dans la réflexion d'Aston. Serge Mikpon était guitariste avant de devenir plasticien sous le nom d'Aston. Ses créations sont centrées surtout sur l'écologie. Il récupère des objets du quotidien pour leur donner une seconde vie.
 

Il faut bien observer pour remarquer tous les détails et différents objets usités.


    Kifouli Dossou fait parti des artistes les plus connus. Né dans une famille d'artisans sculpteurs de masques, il puise son inspiration dans la tradition Yoruba et Nagô en sculptant des masques Guélédé.



Tchif autodidacte, ancien caricaturiste de presse est l'un des plus connu. 


Thursday, January 11, 2018

Culturel : Joël Andrianomearisoa

    Les expo changent et l'on échange avec les amies du groupe conversation anglaise. Cici qui nous accueille habituellement chez elle est en vacances alors après un tour à la bibliothèque de l'Ambassade américaine vendredi dernier, nous choisissons une matinée culture/café à la fondation Zinsou.
   Carte blanche a été donnée à Joël Andria.. qui a créé 3 tableaux en 3 lieux. A la fondation à Cotonou et à celle de  Ouidah (dedans et dans les jardins). Né à Tana, Madagascar il vit et travail entre Paris et sa ville natale. Le prix Young Talent obtenu à 19 ans lui a permit d'étudier à l'école Spéciale d'Architecture à Paris. Il a obtenu son diplôme en 2003 et depuis explore les perceptions de la réalité et leurs relations aux concepts de temps.


  C'est sa 1ère grande expo, " Le temps d'une rencontre ou pour toujours ". "Il est question de sentiments, de désir, du monde, de notre temps, d'une rencontre, d'un voyage, d'un avant et un après. La scène se passe dans un hôtel". Les bagages, emballés, sont à la réception. Le tronc... euh pas trop compris ;-) D'ailleurs j'avoue que comme d'hab cela m'échappe un peu, mais je m'accroche et essaie d'attraper ce qu'à voulu transmettre l'artiste. Dans une encoche des plaques comme des boites postales, sur des panneaux les clés "qui ouvrent les portes, qui identifient".


   Les boites au sol, tirelires signifiant "Love for sale", et au mur des rames papiers pendues. Le papier attend d'être utilisé, comme les gens attendent quelqu'un, quelque chose. 
  "Dans la salle d'attente sentimentale les drap cherchent la perfection". La structure en métal est censé être un banc !!! "Last kiss" comme un banc publique où ont lieu les derniers baisers.


  "Un bouquet embrasse la chanson de la terre lointaine". Une chanson mélancolique se joue. "Quand il y a mélancolie on perd son énergie comme la plante qui s'est asséchée". 
  "Au rythme de ces palpitations, les miroirs négocient avec nos images amoureuses". Les miroirs sont petits et l'on peut voir des parties de soi. Cette salle sombre/noire parle de solitude, de la peur du noir, de la tristesse des gens. Dualité entre le noir et la lumière renvoyée par la réflexion des miroirs.
  Au restaurant 2 personnes prennent leur dernier repas près des fenêtres constituées de panneaux métalliques (papiers venant d'une vieille usine de tabac).


"Dans la salle de bal se joue le théâtre de notre société". Les tableaux de bouts de tissus évoquent les robes multicolores. 


   "Un festin dans le restaurant mondain annonce déjà la fin". Restaurant des années 70 dans un aéroport. L'artiste imagine un bon repas cuisiné pour différents Présidents.  Les tableaux en noir et blanc, couleur qu'affectionne Andria.., sont l'horizon infini. On joue avec le notre, notre propre imagination et dans la couleur noir on trouve toutes les autres couleurs. Les billets disent :"en route pour la gare, le port, l'aéroport". C'est l'acte de séparation, le "on se reverra" ou pas.
Cotonou 15 déc 2017

Sunday, April 30, 2017

La Fondation Zinsou

   J'ai découvert les oeuvres de Zinkpè, à la Fondation Zinsou. Située rue 400 dans de nouveaux bâtiments, la Fondation existe depuis 2005 et en est à sa 28 ème expo. et une vingtaine de livres d'arts publiés. Initiative familiale privée, elle s'appuie sur des aides privées mais garde son indépendance.

     Zinkpè est à l'honneur du 21 avril au 25 août. Après ses dessins et statues, on passe aux sculptures. Il utilise les poupées Hoho (Quasi-jumeaux en Fon, Ibeji pour les Yorubas, Venavi pour les Ewés). C'est le culte des jumeaux. Ils sont considérés comme de véritables demi-dieux mais ils ne partageraient qu'une âme pour deux, c'est pourquoi lorsque l'un d'eux décède, il faut produire une statuette pour que celui qui est resté en vie ne soit pas attiré par le disparu dans le monde invisible. 
   Aux yeux de Zinkpè, "cette figurine, symbole de bonheur, richesse et prospérité est la figure de la statuaire africaine la plus investie de son rôle de représentation de l'homme puisqu'elle le fait vivre". Il ne se limite pas à les employer pour leur fonction initiale de culte des jumeaux (image spirituelle d'enfants morts), mais surtout pour leur apparence esthétique et sculpturale". "Ces sculptures assemblées en forme une nouvelle. Tenter de donner vie est ma quête."


Voyage : Les personnes quittent le Bénin sans savoir s'il vont trouver le bonheur. 


Zinkpè dit "Il est bon de voyager, pour connaitre d'autres cultures. Aujourd'hui c'est souvent mal vu/perçu car il y a trop de clandestins".


  L'expo propose un 3 ème volet (créé en 2009) nommé Bénin 2059.
    Les quartiers garderont-t'ils leur nom en 2059 ? 


   La ville sera-t'elle surpeuplée ?


    La Fondation opère dans ses centres boutiques et cafés dont les bénéfices sont totalement reversés à celle-ci pour aider à subventionner et développer les activités artistiques, sociales et culturelles. Elle a aussi un Bus Culturel permettant d'aller au plus proche des enfants, dans les quartiers défavorisé ou éloignés. De mini-bibliothèques de quartiers et près d'écoles publiques offrent un réseau gratuit de petites structures accessible à tous. 


   Depuis le début existe aussi les ateliers Les Petits Pinceaux qui permettent aux enfants de découvrir l'art contemporain (mercredi et samedi à 15h). Il y a aussi un musée à Ouidah, avec une collection permanente "pour contribuer à la préservation du patrimoine artistique africain, sur la terre de ses origines". 

Wednesday, April 26, 2017

Culturel : Zinkpè

   Je découvre mon premier artiste béninois qui semble-t'il commence à avoir une bonne réputation internationale. Zinkpé, artiste autodidacte autodidacte de 48 ans, a passé du temps, adolescent,  au Centre culturel français et y a appris les rudiments de la technique du dessin dans les manuels. Adulte, il commence par étudier la couture comme sa mère, puis certificat en poche il monte son atelier. De jour il sera couturier mais le soir il se dédie à sa passion du dessin et de la peinture. 
    En 1993 il gagne le prix du jeune talent africain à la biennale Grapholies d'Abidjan. "Il y rencontre le sculpteur Ivoirien Christian Lattier qui infléchira son travail vers plus minimal. Exit les couleurs trop vives, les tissus bariolés, les perles. De l'artiste autrichien Egon Schiele lui viennent les mains noueuses dont il gratifie ses personnages virevoltants et du peintre irlandais Francis Bacon il a retenu les corps en commotion, les chaires martyrisées, l'affleurement de l'animalité et de l"humain".


  Zinkpè cherche à capter l'âme :"Je raconte plutôt des histoires de l'humanité". La culture animiste, les cérémonies vaudou, nourrissent son inspiration. Son expo actuelle à la fondation Zinsou se nomme "Partage de territoire". Regardons d'un oeil curieux, car côté critique, disons que c'est très puissant, explicite, provocateur, étrange... spécial ! 


Sagace, Auto-satisfaction : La femme n'a pas besoin de l'homme pour se faire plaisir.


Domination : Celui qui est en bas domine, mais en vrai il y a quelqu'un au dessus qui domine. Le roi, tout chef qu'il est, est influencé par sa femme.


Quand il a une idée, il l'a transcrit sur papier d'abords, puis en peinture, enfin en sculpture.


    Se mèlent le sexe, l'intimité, le sacré, le profane. Il veut montrer le lien entre la culture ancestrale et la contradiction avec le monde actuel. 



Ses créations sont humain et animal, réel et esprit. Tout se mêle pour donner du mouvement. 


    Le vaudou reste ancré, pas sur que j'y emmène de jeunes enfants. Il est quand même torturé le garçon ! C'est parfois dérangeant, parfois effrayant, très ou trop explicite. Spécial, vraiment très spécial. Heureusement il y a un côté de lui par ses "sculptures" que j'ai beaucoup aimé.... à suivre ...