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Monday, April 15, 2019

Porto Novo des quartiers réhabilités

   La prospérité des habitants est subordonnée au bien-être des divinités et par conséquent à la qualité des places. Un grand projet de réhabilitation de celles-ci a été lancé il y a quelques années. Gérard Bassalé du centre culturel Ouadada et aussi guide touristique en a été un grand "acteur".                        


"La dimension spirituelle et symbolique de la place peut expliquer en partie la forte mobilisation des habitants autour du projet. Sur une place vodoun, la participation de la population est un prérequis indispensable."


 "En raison du caractère sacré et donc « sensible » de ces places, toute intervention sur ce type d’espace doit être validée au préalable par les chefs religieux et respecter un certain nombre de règles collectives à la fois formelles et informelles. Les aspects matériels mis en débat – plans d’implantation, couleurs des murs, emplacement des bancs, motifs des fresques – renvoient à la dimension symbolique et spirituelle de la place."



   "Le périmètre des personnes concertées ne s’est pas arrêté aux habitants de la place. Les membres des lignages familiaux vivant à l’extérieur, dans d’autres quartiers, voire d’autres villes, mais conservant un ancrage très fort sur les places ont été mis au courant du projet. Cette concertation s’est également accompagnée d’un ensemble de rites consistant à consulter les divinités afin d’obtenir leur approbation."
 

   "les habitants ont pris en charge différentes missions techniques et logistiques. La préparation et l’installation du chantier ont en effet nécessité une phase de désherbage, sarclage, élagage des arbres, nettoyage, balayage, acheminement et stockage des matériaux, qu’ils ont assurée eux-mêmes."
 "L’exécution des travaux a mobilisé différents corps de métiers dans le domaine du bâtiment : maçons, peintres, soudeurs, coffreurs, menuisiers, ferrailleurs et manœuvres, en grande majorité recrutés parmi les habitants du quartier."



   "L’appartenance et l’attachement aux places sont également liés à la vie sociale qui s’y développe. Au-delà de leur dimension cultuelle, les places vodoun revêtent en effet plusieurs fonctions socio-économiques. On y trouve divers types de commerces formels et informels : des vendeuses ambulantes et fixes proposent des en-cas et de la petite épicerie, un coiffeur y est domicilié. Ces places accueillent les événements privés et publics organisés par les habitants, par des acteurs locaux ou par la municipalité : cérémonies familiales, concerts, réunions publiques, ou encore rencontres politiques, etc. Ce sont également des lieux de médiation, où les familles se retrouvent pour échanger sur les projets liés au quartier, et régler les différends."



   "C’est aussi un lieu de détente et de loisirs pour les habitants et particulièrement pour les jeunes du quartier qui s’y retrouvent pour discuter, pratiquer une activité sportive ou jouer aux cartes. Ces fonctions sociales ont été renforcées à l’issue des travaux réalisés dans le cadre de l’opération « Éclosions urbaines », par de meilleures conditions d’éclairage et de sécurité, notamment la nuit, et par l’installation de mobilier urbain adapté aux usages des habitants."





   "L’une des originalités de cette expérience de réhabilitation des places repose sur sa dimension artistique. Un réseau d’artistes contemporains a en effet été mobilisé pour contribuer à la transformation des espaces communs, à travers la création d’œuvres individuelles et collectives. Des œuvres permanentes ont été intégrées aux éléments architecturaux qui composent la place : murs des temples et des couvents, portes et enceintes des loges, escaliers, mobilier urbain, etc. En bas de l’escalier, face à la lagune, deux grandes œuvres des artistes Philippe Zountègni Houedanou et Simplice Ahouansou ont été installées. Par ailleurs, des peintures et sculptures sont présentées chaque année, pour une durée d’un an, dans la rue des artistes »

Sunday, April 14, 2019

Porto Novo La mosquée

 


   La grande mosquée. Sa construction a démarré vers 1910 pour s'achever en 1935. Avant sa construction (1910-1935) une délégation de hauts dignitaires musulmans a fait un déplacement à Lagos pour s'inspirer des mosquées afro-brésiliennes existantes et en faire une encore plus belle, plus grande.


Une nouvelle a été bâtie. L'ancienne reste dans son jus ou plutôt sa décrépitude. Bien dommage !




Saturday, April 13, 2019

Porto Novo Le jardin des plantes et de la nature


   En fait, la plus grosse difficulté quand on visite la ville c'est "Où mange-t'on ?" et "Où y-a-t'il des toilettes?". C'est au jardin des plantes que l'on a eu nos réponses ... Ouf ! Si vous avez des problèmes de prostate alors ce n'est pas la meilleure des villes car peu est organisé pour le visiteur. 


Ce jardin est bien sympa !


et l'on y apprend beaucoup aussi des coutumes






Les singes ont été un fort sympathique spectacle. Ils ont aimé nos bananes !

Friday, April 12, 2019

Porto Novo 19 mars 2019

    Il est temps de découvrir la capitale "politique" du Bénin. Fondée dans le courant du XVIème, ville par excellence des ethnies Goun, Yoruba et de la minorité Tori, elle est appelée Hogbonou par les Adjas et Adjatchê par les Yorubas. En 1730 le portugais Eucaristo de Campos nomme la ville Porto Novo à cause de sa ressemblance avec Porto.


    Notre premier arrêt sera la place Jean Bayol sur laquelle trône la statue du roi Toffa 1er. Bayol entre en poste comme gouverneur au Dahomey en 1890. A l'époque Porto Novo et le roi Toffa sont sous protectorat français. En 1894 est créée la colonie du Dahomey et Porto Novo en devient la capitale.


   La Cathédrale, une des plus belle église de la ville et un des plus ancien monuments (75 ans en 2017)


Petite chapelle à côté de l'église



L'architecture est un mixte avec des influences tant françaises que portugaises.


     Le musée Honmè est installé dans le palais des anciens rois de Hogbonou. 


Des expo temporaires s'y tiennent


Une partie du site est préservée en tant que lieu sacré où des cérémonies sont organisées.


  A la mort du roi d'Allada Dê-Koppon ses 3 fils se déchirent. Les 2 perdants pour fuir trouvent refuge auprès d'un prince chasseur Tè-Agbalin qui les aide en construisant des cases coniques et portatives faites de bambous et feuilles sèches de bananiers qu'il nomma zangbeto. Le bruit lors du transport les aide à faire peur aux animaux pour passer les forêts et s'installer à Porto Novo. Celui-ci est fait d'argile et d'eau.